Informatique

Windows Server 2019 disponible en préversion avec un meilleur support de Linux et Kubernetes

Et des améliorations de sécurité

Microsoft a annoncé hier que la prochaine version majeure de Windows Server sera généralement disponible au deuxième semestre de cette année, et dès maintenant vous pouvez tester une préversion de Windows Server 2019 via le programme Insiders.

Avec Windows Server 2019, Microsoft supporte mieux les scénarios de cloud hybride, pour répondre au besoin croissant des clients de combiner des environnements on-premises et cloud. En septembre 2017, Microsoft avait déjà annoncé une préversion technologique de son projet Honolulu, une interface Web pour la gestion de Windows et de Windows Server, avec entre autres objectifs de simplifier la connexion des déploiements existants de Windows Server aux services Azure. Avec le projet Honolulu, Windows Server 2019 va faciliter la connexion des logiciels sur site aux services Azure tels qu’Azure Backup, Azure File Sync, la reprise après sinistre et bien plus.

Windows Server 2019 se dote aussi de nouvelles fonctionnalités de sécurité afin de protéger les utilisateurs, mais aussi détecter et répondre à d’éventuelles menaces. Pour protéger les utilisateurs, Microsoft avait déjà introduit des Shielded VM ou machines virtuelles blindées dans Windows Server 2016 ; lesquelles ont, d’après le géant du logiciel, été accueillies avec enthousiasme par ses clients. Pour information, une Shielded VM, sous Windows Server 2016, est machine virtuelle Hyper-V sur laquelle des options de sécurité sont activées automatiquement et ne peuvent être désactivées, afin d’éviter tout accès illicite ou falsification. Ces options sont entre autres, un démarrage sécurisé, un chiffrement BitLocker, un module de plateforme sécurisée (TPM) virtuel et un service Host Guardian, conçu pour assurer la sécurité des données des machines virtuelles au niveau de l’hyperviseur.

Dans Windows Server 2019, les machines virtuelles blindées prennent désormais en charge les machines virtuelles Linux. Microsoft étend également son outil VMConnect pour améliorer le dépannage des machines virtuelles blindées pour Windows Server et Linux et fournit un outil pour permettre aux administrateurs de chiffrer des segments de réseau. Toujours au niveau de la sécurité, Microsoft intègre Windows Defender Advanced Threat Protection (ATP) dans Windows Server 2019. Microsoft affirme que son outil fournit une protection préventive, détecte les attaques et éventuellement des exploits zero-day, entre autres fonctionnalités offertes.

Pour les développeurs, Windows Server 2019 apporte des améliorations aux conteneurs Windows Server et au sous-système Linux de Windows (WSL). Depuis l’introduction des conteneurs dans Windows Server 2016, Microsoft dit avoir constaté une grande dynamique dans leur adoption, avec des dizaines de millions d’images téléchargées depuis le Docker Hub. Toutefois, certains ont demandé une taille d’image de conteneur plus petite qui, selon eux, améliorera considérablement l’expérience des développeurs et des professionnels de l’informatique qui utilisent les conteneurs. Dans Windows Server 2019, Microsoft s’est donc fixé comme objectif de réduire l’image du conteneur de base Server Core au tiers de sa taille actuelle de 5 Go. Cela, d’après la firme de Redmond, réduira de 72 % le temps de téléchargement de l’image, en plus d’optimiser le temps de développement et les performances.

On notera aussi, dans Windows Server 2019, plus de choix disponibles pour l’orchestration des déploiements de conteneurs Windows Server. Le support de Kubernetes est en effet en version bêta actuellement et dans Windows Server 2019, Microsoft va apporter des améliorations significatives au niveau des composants de calcul, de stockage et de mise en réseau d’un cluster Kubernetes.

Il faut également noter qu’après avoir introduit le sous-système Linux de Windows (WSL) dans les builds de Windows Server, Microsoft va, dans la prochaine version de son OS serveur, continuer à améliorer WSL. Il s’agira notamment de permettre aux utilisateurs Linux d’apporter leurs scripts à Windows tout en utilisant les standards de l’industrie tels qu’OpenSSH, Curl et Tar.

L’un des grands champs d’améliorations de Microsoft dans Windows Server 2019 concerne l’infrastructure hyperconvergée (HCI), qui se présente comme l’une des dernières tendances dans l’industrie des serveurs aujourd’hui. Microsoft explique que les clients à la recherche de solutions HCI peuvent utiliser Windows Server 2016 et le programme Windows Server Software Defined aujourd’hui. L’entreprise s’est en effet associée à des fournisseurs de matériel pour fournir une solution HCI qu’elle estime abordable et extrêmement robuste et avec une conception validée. Dans Windows Server 2019, Microsoft va développer cette plateforme avec des possibilités de mise à l’échelle, des performances et de la fiabilité. La firme ajoute également la possibilité de gérer les déploiements HCI dans l’interface web du projet Honolulu, afin de simplifier la gestion et les activités quotidiennes dans les environnements HCI.

Précisons enfin que Windows Server 2019 sera disponible en tant que version LTSC (Long Term Servicing Channel). Les versions LTSC, publiées tous les deux ou trois ans et bénéficiant d’un support de 10 ans, sont celles recommandées par Microsoft. Au moment de la sortie de Windows Server 2019, Microsoft va toutefois également publier une version destinée aux clients abonnés au canal de mises à jour semi-annuelles (SAC) avec des améliorations pour les conteneurs. Les versions SAC bénéficient toutefois d’un support plus court de 18 mois.

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