La version 1.4.1 de Gitea

Présenté comme une alternative à GitHub, est disponible, cette version apporte principalement des mises à jour de sécurité

La version 1.4.1 de Gitea est disponible depuis le jeudi passé. Elle contient d’importantes mises à jour de sécurité, d’après la release note. Fork de Gogs, ce service git avait été lancé, dans sa première version, en décembre 2016. Disponible sous la licence Open Source MIT, Gitea a pour ambition, selon ses créateurs, de devenir « le moyen le plus simple, le plus rapide et moins couteux en effort de mettre en place un service Git autohébergé ». À l’image de Gogs, il est écrit avec le langage Go et est présenté par ses créateurs comme une plateforme légère. Il peut tourner sur les processeurs Intel, AMD, PowerPC, et ARM et peut être compilé sur les systèmes Windows, Linux et Mac OS. Un des points forts de cette plateforme est sa gratuité. En effet, un développeur logiciel nommé Rémy Boulanouar explique : « pour ma propre utilisation, j’ai des dizaines de projets stockés sur Git dans mon ordinateur personnel, je ne veux pas les partager avec tout le monde et je ne veux pas payer pour avoir des dépôts privés de GitHub ». C’est un des aspects qui a séduit le développeur sur Gitea, confie-t-il. Il ajoute par ailleurs avoir un compte sur Bitbucket qui offre une fonctionnalité similaire, ce qui ne l’a pas empêché de s’inscrire sur cette alternative.

Gitea offre la possibilité de gérer des dépôts Git via une interface web en proposant une fonctionnalité de gestion des utilisateurs et des groupes, des liens vers de l’intégration continue, une gestion des tickets attachés au projet et des pages de Wiki. D’après la documentation officielle du produit, Gitea peut être mis en place en utilisant une image Docker disponible sur leur site, mais aussi en faisant une mise à niveau à partir de Gogs pour les versions antérieures à 0.9.146.

Gitea a été conçu par un groupe d’anciens utilisateurs de Gogs qui affirme être frustré par « le modèle de gestion de Gogs à un seul mainteneur et ont donc décidé de faire un effort pour construire un modèle de développement plus ouvert et plus rapide ». D’après Olivier Dossman, un contributeur et utilisateur du produit, l’évolution de Gogs ne dépend que d’un seul développeur, ce qui, à long terme, ne permet probablement pas d’en assurer la pérennité. Selon lui, Gitea résout le problème en proposant plusieurs personnes pour maintenir le projet. Une comparaison de la fréquence de commit entre Gitea et Gogs laisse transparaitre un taux d’activité supérieur pour Gitea, mais qui n’est pas très éloigné de celui de Gogs, durant les deux derniers mois. Sur le plan des contributeurs, Gitea a enregistré 136 apports contre 54 pour Gogs d’après GitSense. Olivier Dossman soutient néanmoins que le choix d’utilisation de Gitea est risqué sachant que les projets « forkés » peuvent aboutir à un essoufflement de la communauté, donc à un produit sans mises à jour. Comparé à Gitlab qui nécessite désormais 4 gigas de mémoire, Gitea est moins gourmand et peut tourner sur un Raspberry Pi.

Gitea fait partie de la dizaine de produits open source basés sur le langage Go parmi lesquels les célèbres Kubernetes et Docker. L’équipe de développement de Docker avait soutenu avoir préféré le langage Go parce qu’il permet une compilation statique sans dépendances, mais aussi parce qu’il offre un ensemble complet de développement, une forte librairie standard ainsi que la possibilité de bâtir plusieurs architectures avec un minimum de « tracas ».

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