France : en 2017, 32 % des logiciels installés en entreprise ne disposaient pas d’une licence conforme

D’après une étude de la BSA

Dans le monde entier, les logiciels sont devenus l’un des outils les plus omniprésents et essentiels que les entreprises utilisent pour effectuer leur tâches quotidiennes les plus fondamentales (cela inclut faire un suivi des ventes, tenir des journaux, cibler des marchés, communiquer avec les clients, collaborer avec des partenaires, etc.) pour stimuler la productivité.

Les avancées dans le domaine du software permettent aux entreprises de les utiliser comme catalyseur afin d’améliorer la façon dont elles font des affaires par exemple en leur donnant un avantage concurrentiel ou en leur permettant d’atteindre de nouveaux marchés.

BSA (Business Software Alliance), une association regroupant de grands fabricants de logiciels propriétaires, tels Microsoft et Adobe, et dont la raison d’être principale est la lutte contre la contrefaçon des logiciels, a rappelé que l’un des facteurs d’infection des systèmes par les malwares peut provenir des contrefaçons de logiciels pris dans des forums de partage.

Aussi, en association avec le cabinet IDC, la BSA s’est proposée de quantifier le volume et la valeur des logiciels sans licence installé sur des ordinateurs personnels à travers plus de 110 économies nationales et régionales.

« Les résultats montrent que, bien que les DSI savent que les logiciels sans licence constituent des risques de sécurité, 37 pour cent des logiciels installés sur les ordinateurs personnels sont encore sans licence », regrette l’association.

La dernière édition de son "Global Software Survey« , qui révèle les différents taux de piratage dans le monde, suggèrent que le piratage de logiciels est en baisse puisqu’il était de 39 % l’année d’avant.

« Malgré une baisse mondiale de deux points des taux d’installation de logiciels sans licence au cours des deux dernières années, les logiciels sans licence sont toujours utilisés partout dans le monde à des tarifs alarmants, représentant 37% des logiciels installés sur les ordinateurs personnels », commente la BSA.

La valeur commerciale des logiciels piratés a chuté de 8 pour cent et pèse désormais 46,3 milliards de dollars dans le monde. « Bien que la valeur commerciale globale des logiciels sans licence ait également diminué, la majorité de tous les pays de l’enquête ont toujours des taux non autorisés de 50% ou plus », note la BSA.

Un taux d’utilisation de logiciels piratés tributaire du pays

En regardant les différents taux de piratage, nous voyons d’énormes différences d’un pays à l’autre. Aux États-Unis, par exemple, « seulement » 15% des logiciels sont utilisés sans autorisation, un pourcentage qui passe à 32% en France et 20% en Allemagne.

Mais dans d’autres parties du monde, les taux sont bien supérieurs à 80%. Notons que les pays où le consommateur moyen a peu d’argent à dépenser voient des taux de piratage très élevés. Cela inclut de nombreux pays africains, tels que la Libye, où 90% des logiciels sont utilisés sans autorisation. Il en va de même pour l’Europe de l’Est et l’Asie, où l’Arménie, la Biélorussie, le Bangladesh, le Pakistan et d’autres pays affichent des taux de piratage supérieurs à 80%.

Selon BSA, ces taux élevés de piratage entravent la croissance économique. Dans le même temps, ils pourraient également soumettre les gens à des risques de logiciels malveillants : « Ces taux élevés ne retardent pas seulement les avantages économiques locaux associés à une utilisation technologique florissante, ils entravent la croissance des résultats d’une entreprise et induisent des risques de sécurité sans précédent », note BSA.

Fait intéressant, tout le monde ne voit pas le piratage comme quelque chose de fondamentalement mauvais.

Auparavant, les propres chiffres de la BSA étaient utilisés par l’Institut africain de gouvernance et de développement pour montrer que la piraterie augmentait l’alphabétisation et la diffusion des connaissances.

De même, en 2007, Traian Băsescu, alors président de la Roumanie, a déclaré que le piratage avait réellement aidé les habitants à développer leurs compétences informatiques.

« Le piratage a aidé la jeune génération à découvrir les ordinateurs. Il a aidé les Roumains à améliorer leur capacité créative dans l’industrie informatique, qui est devenue célèbre dans le monde entier », a-t-il déclaré à Bill Gates.

BSA voit clairement les choses différemment. Pour réduire encore plus le piratage, l’organisation rappelle les risques de sécurité, tout en encourageant les gouvernements à moderniser les lois, à faciliter leur application et à sensibiliser le public.

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