Facebook décide de mettre à jour sa politique de confidentialité

En prélude à la mise en place du GDPR en Europe, D’après un communiqué

Dans la foulée de l’entrée en vigueur du GDPR ou RGPD en français (règlement général sur la protection des données), ce 25 mai 2018, Facebook annonce la mise à jour de ses politiques de confidentialité. En effet, la nouvelle régulation contraint les entreprises et organisations à donner des informations claires et à obtenir l’autorisation pour pouvoir utiliser les données d’un utilisateur. Le réseau social déclare que tout utilisateur à travers le monde sera invité à passer en revue des informations importantes sur la manière dont Facebook utilise les données et à faire des choix sur sa vie privée sur Facebook ». Les Européens en ressentiront d’abord les avantages, car ces « choix » seront déployés pour l’Europe avant la date limite du 25 mai du GDPR.

Les utilisateurs verront apparaître un message tout en haut de leur barre de nouvelles. En cliquant dessus, ils pourront choisir de continuer encore et toujours à partager certaines données avec d’autres. Ces choix concernent différents points. L’utilisateur pourra sélectionner les annonces des partenaires de la firme. Ils seront invités à examiner les informations sur les publicités. Les informations du profil utilisateur sont aussi concernées. Les utilisateurs auront le choix de partager des informations politiques, religieuses ou relationnelles sur leur profil ou non. Enfin, ils auront le choix d’activer ou non la nouvelle fonctionnalité de reconnaissance faciale.

Cette nouvelle fonctionnalité d’identification automatique « tagging », déjà rejetée en 2012 par la législation européenne sera réintroduite par la firme de Palo Alto en marge du GDPR. Bien que les utilisateurs aient le choix, mais Facebook tente nettement de les motiver à partager leurs informations. En effet, le réseau social présente son logiciel de reconnaissance faciale comme un outil « servant à protéger la confidentialité, en détectant par exemple si quelqu’un d’autre utilise une photo de vous comme photo de profil ». Par contre ce que le géant du réseau social ne dit pas, c’est que cette identification automatique lui donne davantage de renseignements sur l’endroit où nous nous trouvons et sur ce que nous sommes en train de faire.

Globalement, ces mises à jour arrivent à un moment intéressant pour l’entreprise. En effet, cela survient à un moment où l’entreprise fait encore face à un scandale sur son rôle potentiel dans l’influence de l’opinion publique lors de l’élection présidentielle américaine. C’est donc important pour la firme de Palo Alto de mettre à jour sa politique concernant les données personnelles. Cette politique qui aurait permis à des entreprises travaillant avec le président américain Donald Trump lors des élections de 2016 d’accéder aux données personnelles de près de 87 millions d’utilisateurs.

La conformité de Facebook avec GDPR est importante, et pas seulement pour les utilisateurs de l’UE. Malgré le témoignage public de 10 heures de Mark Zuckerberg, la semaine dernière devant le Congrès pour répondre au scandale de Cambridge Analytica, on ne sait pas comment et quand les législateurs américains réglementeront réellement Facebook et ses pratiques de collecte de données. À ce stade, il est peu probable que les États-Unis adoptent de nouveaux règlements. Mais Zuckerberg a promis de rendre la réglementation GDPR standard pour tous les utilisateurs de Facebook, pas seulement ceux en Europe. Lors de son témoignage la semaine dernière, il a déclaré : « Je pense que le GDPR en général va être une étape très positive pour l’Internet ».

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