Des archives Facebook révèlent l’ampleur de la traque dont les utilisateurs font l’objet

Alors que le fantôme Cambridge Analytica continue de planer

Garder le contact avec ses proches, gérer une entreprise, etc. les réseaux sociaux sont utiles à bien des égards. Seulement, a-t-on conscience de l’ampleur de la traque dont on peut faire l’objet en tant qu’utilisateurs ? Le bihebdomadaire américain New York Magazine a apporté sa contribution à la réponse à cette question avec des éléments plutôt troublants à propos de Facebook. Le réseau social est une fois de plus pointé du doigt dans une histoire de gestion de données appartenant à des possesseurs de comptes.

Le média américain s’est fait le relais de l’expérience d’une utilisatrice de la célèbre plateforme. D’après ce dernier, Facebook sauvegarde toutes les données liées à un utilisateur dans une archive ZIP téléchargeable. L’auteur de l’article du New York Magazine rapporte que l’archive liée au compte Facebook de sa parente contient des mises à jour de son statut, sa liste d’amis, ses messages et, tenez-vous tranquille, chacune des vidéos créées sur la plateforme. Le point saillant à propos de ce dernier élément de la liste est que le média rapporte qu’il s’agit d’un contenu dont l’utilisateur a annulé la publication sur la plateforme.

En substance, le New York Magazine rapporte que Facebook offre les outils nécessaires pour procéder à l’enregistrement d’une vidéo ; le processus peut immédiatement être suivi d’une annulation de la publication sur la plateforme. Le New York Magazine rapporte que l’utilisatrice dont il est fait mention a procédé à ce jeu d’opérations a plusieurs reprises, mais a été surprise de retrouver ces fragments de vidéos au format FLV au sein de l’archive. L’annulation de la publication laisse pourtant penser que la plateforme ne garde pas trace du contenu. Le média américain a publié des vignettes de vidéos qui n’auraient jamais dû se retrouver sur la plateforme.

Ces plaintes font suite à celles d’autres utilisateurs de la plateforme qui, il y a une semaine, rapportaient que le réseau social s’est emparé des métadonnées de leurs appels et SMS. Quid des prérequis de la collecte ? Facebook pointe les conditions d’utilisation de la plateforme. D’après les responsables du réseau social, c’est de la faute des utilisateurs qui ne prennent pas suffisamment connaissance des CGU. Le New York Magazine a rebondi sur cet aspect pour relever que ces dernières précisent que tout contenu « créé » sur la plateforme est susceptible d’être sauvegardé, toute chose qui explique que des vidéos qu’un utilisateur n’a pas publiées se retrouvent sauvegardées. Le réseau social s’est toutefois voulu rassurant dans le cadre de l’affaire sur la journalisation de l’historique des appels et messages texte en précisant que les données sont sauvegardées en toute sécurité et ne sont pas revendues.

Dans le cadre de l’affaire Cambridge Analytica, la firme a promis qu’a l’avenir, elle adoptera un modèle de gestion de la confidentialité similaire à celui d’Apple : faire en sorte que les utilisateurs sachent exactement quelles applications ils utilisent et être transparent en ce qui concerne les données que ces applications collectent en donnant la possibilité aux utilisateurs de les supprimer facilement.

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